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Focus sur... L'ingénieux Hidalgo Don Quichotte de la Manche de Cervantès

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« Don Quichotte » résonne en nous comme une référence incontournable de la littérature et de la culture espagnole. La médiathèque d'Albi en conserve un exemplaire dans ses réserves.

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Don Quichotte résonne en nous comme une référence incontournable de la littérature et de la culture espagnole.

Et Cervantès, qui vécut une vie erratique et aventureuse, à la recherche d'une gloire qu'il ne trouva que tardivement, ne s'est-il pas dépeint à travers son héros ?

Don Quichotte est un pauvre hidalgo (gentilhomme) qui abreuvé de trop de romans de chevalerie, enfourche Rossinante, son cheval efflanqué, et embarque son fidèle écuyer Sancho Panza sur les routes d'Espagne pour rendre la justice et combattre pour l'honneur de sa dame. Et voici notre héros qui affronte des moulins à vent, qui prend des auberges pour des châteaux et des paysannes pour de belles princesses !

Né en 1547, dans une famille de la noblesse désargentée, Cervantès suivit quelques études et se rendit en Italie en 1569, probablement pour fuir un mandat d'arrêt délivré par le roi Philippe II à la suite d'un duel. Les grands auteurs qu'il y découvrit, au premier rang desquels l'Arioste, influencèrent ses goûts et son style.

A la recherche de gloire, il fit d'abord carrière dans les armes. Engagé dans une compagnie de soldats en 1570, il participa à la bataille navale de Lépante en 1571, cuisante défaite pour les Turcs face à une coalition chrétienne. Il y perdit l'usage d'une main, ce qui lui valut d'être surnommé le « manchot de Lépante » (el manco de Lepanto). Capturé par les Turcs, il resta cinq années esclave en Afrique du Nord avant d'être libéré contre rançon en 1580.

De retour dans sa patrie, Cervantès épousa une riche héritière et fut nommé commissaire aux vivres de l'Invincible armada de Philippe II en 1587. Cette charge le rendit très impopulaire et lui-même mal payé, endetté et accusé d'exactions, il fut excommunié et fit plusieurs fois l'expérience des geôles espagnoles, dont la très redoutable prison de Séville, en 1597.

La défaite de l'Armada supposée invincible (1588), le sac de Cadix par les Anglais (1596), et la mort de Philippe II marqua la fin d'une époque glorieuse pour l'Espagne. On perd la trace de Cervantès. En 1608, il résidait à la cour à Valladolid, où il avait trouvé de puissants protecteurs. Il obtint le permis d'imprimer pour son Don Quichotte (première partie). L'ouvrage parut en 1605 et connut d'emblée le succès. Les figures de Don Quichotte, Sancho Pança et Rossinante firent vite partie du folklore populaire. Cervantès consacra les seize dernières années de sa vie à l'écriture : il était désormais l'auteur le plus lu d'Espagne et le plus célèbre à l'étranger. En 1615, piqué par la publication d'une contrefaçon signée du pseudonyme d'Avellaneda, il donna une suite à son Don Quichotte. (Et, pour clore une série éventuelle qu'il redoutait, il fit mourir son héros.) Il mourut le 22 avril 1616, à Madrid.

L'intention affichée par l'auteur dans le prologue est de « ruiner le crédit et l'autorité qu'ont dans le monde et parmi le vulgaire les romans de chevalerie ». Son héros « avait à toute heure et à chaque instant l'imagination remplie des combats, des défis, des enchantements, des aventures, des amours, bref, de ces absurdités que l'on trouve dans les romans de chevalerie, et tout ce qu'il disait, pensait ou faisait n'avait d'autre but que de s'y conformer » (ch. XVIII, p. 187).

Don Quichotte pourrait être un roman parodique. Mais les interprétations du roman par les spécialistes sont multiples et complexes.


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