Site Médiathèques

 
 
  • Accueil  > 
  • Le patrimoine écrit > 
  • Collections  > 
  • Focus sur... La Mappa mundi d'Albi

Focus sur... La Mappa mundi d'Albi

Diminuer la taille de la police (x-small).Augmenter la taille de la police (medium).Augmenter les contrastes en inversant les couleurs.La mise en forme courante correspond à celle par défaut.Ajouter aux favorisEnvoyer cette page à un amiImprimer ce document.
La Mappa mundi d'Albi est l'une des plus anciennes cartes du monde connu conservées à ce jour, non symbolique ni abstraite. Elle date de la deuxième moitié du VIIIe siècle. C'est un document d'une importance exceptionnelle pour l'histoire mondiale de la cartographie, et, plus largement, pour l'histoire de la représentation de l'espace, et donc l'histoire de l'humanité.

La Mappa mundi d'Albi s'expose

Exposition sur panneaux de la Mappa mundi d'Albi :

du 6 juillet au 3 septembre 2016 à la médiathèque Pierre-Amalric d'Albi
→ du 15 juin au samedi 3 septembre 2016 dans la salle du Trésor de la cathédrale Sainte-Cécile

Présentation de l'original de la Mappa mundi : tous les mardis à 14h sur inscription dans les médiathèques ou au 05.63.76.06.10.

La Mappa mundi d'Albi numérisée

Mappa mundi d'Albi - Ms 29

Le manuscrit contenant La Mappa mundi d'Albi a été numérisé. Vous pouvez donc le feuilleter à volonté !

Le consulter dans son intégralité

En bref

» L'une des plus anciennes cartes du monde connu conservées à ce jour.
» Elle date du VIIIe siècle.
» Elle a peut-être été réalisée à Albi, sinon en Septimanie.
» Elle mesure 27 x 22,5 cm.
» Elle mentionne 12 noms de vents et 35 noms de mers.
» Elle a servi, dès sa création et jusqu'au XIe siècle au moins, comme document pédagogique pour l'enseignement.

Mappa mundi - CarteVoir l'image en grand Carte

Mappa mundi - IndexVoir l'image en grand Index

Fac-similé de la Mappa mundi d'Albi

Fac-similé de la Mappa mundi d'AlbiVoir l'image en grand Fac-similé de la Mappa mundi d'Albi

Perdre le nord

L'orientation de la carte est différente de celle que nous connaissons avec l'Est en haut de la page, figurant le siège du Paradis terrestre. C'est l'une des premières tentatives de représenter le monde selon la forme et la dimension de la Terre et non pas de manière symbolique ou abstraite.

Et moi, et moi, et moi...

La carte fait mention de 23 pays et de 3 "continents". 51 noms de villes, de pays, de fleuves et de mers sont visibles.

Mare nostrum

Le monde connu à cette époque se limite aux pourtours de la Méditerranée. La partie centrale de la carte est donc occupée par la mer, peinte en vert sombre.

Europe, Afrique et océan

Au Nord, soit sur la gauche, apparaît l'Europe ; les trois péninsules des Balkans, de l'Italie et de l'Espagne se détachent sur la mer. De l'autre côté, les terres africaines. Le tout est entouré d'un océan, tel qu'on l'imaginait alors.

Suivez-nous en direct

Facebook Twitter

Pinterest Babelio

La Mappa mundi d'Albi - Manuscrit 29Voir l'image en grand La Mappa mundi d'Albi et l'Index des mers et des vents

Découvrez la Mappa mundi d'Albi en vidéo !


La Mappa mundi d'Albi inscrite au registre « Mémoire du monde » de l'UNESCO !

La Mappa mundi d'Albi est inscrite au registre « Mémoire du monde » de l'UNESCO.

« Le patrimoine documentaire est le reflet de la diversité des langues, des peuples et des cultures. Il est le miroir du monde et sa mémoire. Mais cette mémoire est fragile. À chaque instant, des parties irremplaçables disparaissent à jamais » (extrait du site de l’Unesco).

L'UNESCO a lancé le programme « Mémoire du Monde » afin d’éviter l’amnésie collective et de promouvoir la conservation des collections d’archives et de bibliothèques partout dans le monde et de leur assurer une promotion la plus large possible. Le Registre « Mémoire du Monde » recense les collections documentaires d’intérêt universel. Conçu à l’identique du label « Patrimoine mondial de l’humanité », il constitue un instrument efficace de promotion du patrimoine documentaire. Les premières inscriptions ont eu lieu dès 1997.

Parmi les collections déjà inscrites en France et en Europe figurent notamment :

• Bibliothèque de l'Abbaye Cistercienne de Clairvaux à l'époque de Pierre de Virey (1472)
• Bibliothèque de Beatus Rhenanus
• Déclaration des droits de l'homme et du citoyen (1789-1791)
• Films Lumière
• L'appel du 18 juin 1940
• L'instauration du système métrique décimal, 1790-1837
• La Corvina (Bibliotheca Corviniana)
• Registre des bannières du Châtelet de Paris du règne de François Ier (Archives nationales, Y9, France)
• Tapisserie de Bayeux - broderie - dite de la Reine Mathilde

Consulter la liste des inscriptions en France
La liste complète des inscriptions (accès par régions et pays)

La Mappa mundi d'Albi

La Mappa mundi d'Albi est conservée au sein d’un manuscrit (Ms 29 (115)) comprenant 77 feuillets, constituant un recueil de 22 pièces de textes différents, intitulé au XVIIIe siècle « Miscellanea » (recueil). Elle est immédiatement suivie d'un Index des vents et des mers.

Ce manuscrit fait partie de ceux qui ont constitué la bibliothèque du chapitre de la cathédrale d’Albi : au verso de la page de garde volante, en début d'ouvrage, se trouve l’ex-libris (marque d'appartenance) tracé dans une écriture du XVIIIe siècle : « Ex-libris Ven. Capituli Ecclesiae Albiensis » (« Fait partie du vénérable chapitre de l'Eglise d'Albi »).

C'est un manuscrit sur parchemin. Il s'agit probablement d'une peau de mouton, ou, compte tenu de l'origine méridionale du document, de chèvre. Il s'agit d'une peau relativement épaisse, au côté « poil » très jaune, avec des perforations d'origine (dégradation de la peau dues à des blessures de l'animal) et une taille irrégulière des feuillets. Ces éléments sont tout à fait caractéristiques des manuscrits sur parchemin du VIIIe siècle.

Le manuscrit est en excellent état de conservation.

La Mappa mundi d'Albi 

La Mappa mundi en quelques questions

POURQUOI A-T-ELLE TANT DE VALEUR ?

Son caractère exceptionnel et unique tient au fait que La Mappa mundi d'Albi est le plus ancien document conservé d'une représentation globale et non abstraite du monde habité, à l'exception de deux tablettes (l'une mésopotamienne (vers - 2600), et l'autre babylonienne (- 600).

OÙ SE TROUVE-T-ELLE ?

Dans les réserves de la médiathèque Pierre-Amalric, à l'abri de la lumière, de l'humidité et de la poussière. Elle est très rarement exposée pour des raisons de conservation.

D'OÙ VIENT-ELLE ?

La carte est incluse dans l'un des manuscrits du VIIIe siècle provenant de la bibliothèque du chapitre cathédral de Sainte-Cécile. Ce manuscrit comprend 156 pages, constituant un recueil de 22 pièces de textes différents.

QUI L'A RÉALISÉE ?

On l'ignore. Il est possible qu'elle ait été réalisée à Albi, sinon en Septimanie correspondant à une partie du Sud de la Gaule. L'hypothèse qu'elle ait été faite en Espagne n'est pas exclue. Si elle n'a pas été dressée à Albi, c'est en tout cas l'évêque de la cité qui l'y a fait venir en vue d'enrichir d'une œuvre majeure le centre spirituel qu'était Albi au VIIIe siècle.

À QUOI SERVAIT-ELLE ?

Le manuscrit et la carte ont eu à l'origine une fonction pédagogique. Faisant partie d'un recueil consacré à l'enseignement de la grammaire, de l'histoire et de la géographie, elle servait à donner une vision du monde et à constituer un outil pour mieux comprendre la géographie et par là même, l'histoire. Peut-être a-t-elle dû aussi contribuer à la méditation contemplative, en offrant le même regard que Dieu sur le monde : une vue du ciel !

COMMENT EST-ELLE PARVENUE JUSQU'À NOUS ?

La carte a été conservée dans la bibliothèque du chapitre cathédral tout au long du Moyen-Âge, où elle a été utilisée régulièrement. Entre le XIIe et le XVIIIe siècle, peu d'éléments sur l'histoire de ce document subsistent. On sait juste que la reliure a fait l'objet de restaurations au XVIIe puis au XVIIIe siècle. Échappée des flammes à la Révolution (l'ensemble des archives de la cathédrale a brûlé), elle est devenue bien d'État et a été confiée à la ville. En 1843, la carte a failli être vendue. En 1908, elle prend place dans la bibliothèque de l'hôtel Rochegude avant d'être transférée dans les réserves de la médiathèque en 2001.

QU'EST-IL ENVISAGÉ POUR SA MISE EN VALEUR ?

Une exposition a été réalisée sur La Mappa mundi et présentée durant l'été 2015 à la médiathèque et au musée Toulouse-Lautrec. Elle est disponible en prêt pour les CDI de collèges et de lycées. Suite à un appel à projets du ministère de la Culture, plusieurs projets ont été retenus pour bénéficier d'une subvention de l'État, parmi lesquels cette exposition, la réalisation d'un fac-similé de la carte, l'acquisition d'une boîte de rangement ignifugée et d'une vitrine de conservation. Un colloque autour de La Mappa mundi et la représentation de l'espace est prévu également en collaboration avec le centre universitaire Champollion en octobre 2016. Au même moment, sera présentée une exposition sur les collections de cartes géographiques anciennes conservées à la médiathèque, dans laquelle elle prendra toute sa place. Ces projets étant nombreux, une recherche de mécénat culturel est en cours : avis aux amateurs !

[Article paru dans Grand A - n°34 - Sept-oct. 2015]

Description de La Mappa mundi d'Albi

La carte de La Mappa mundi mesure 27 x 22,5 cm.

La Terre habitée est de forme oblongue, sorte de fer à cheval, dont la partie ouverte figure le détroit de Gibraltar.

  • Elle est orientée, c'est-à-dire qu'en haut de la page est situé l'Est.
  • La partie centrale est occupée par la mer Méditerranée très développée vers l’Est, où l’on reconnaît de haut en bas les grandes îles de Crète, de Chypre, de Sicile, de Sardaigne et de Corse.
  • L'Orient est occupé par les régions asiatiques ; sont cités : Armenia, India, Scitia, Media, Persida, Judea, Arabia.
  • Au Nord apparaît l'Europe : Ispania, Britania, Gallia, Italia, Gotia, Tracia, Macedonia, Agaia (l'Achaie) ; Barbari.
  • L'Afrique (Afriga) est représentée avec la Mauritania, la Nomedia, la Libia, l'Etiopia, l'Egyptus. On y voit la Persida et le deserto, où apparaissent le mont Sinaï (Sina), la mer Rouge (Rubrum).
  • L'océan (Oceanum) peint en vert entoure la terre.
  • Les villes sont figurées par des alignements de petits cercles. Elles sont peu nombreuses : Babylone, Athènes, Ravenne, Rome ; Antioche, Jérusalem ; Alexandrie, Carthage ; deux autres villes sont figurées mais non nommées en Italie et en Inde.
  • Quelques fleuves sont dessinés en vert, de la même couleur que les mers :
    . deux en Asie : le Tigre (Tigris) et le Phison (Fison, l’Indus) ;
    . le Nil (Nilum) et le Gange (Ganges fluvius), situé par erreur en Afrique ;
    . le Rhône (Rodanum) et le Rhin (Renus) en Europe.


L'Index (Indeculum quod maria vel venti sunt) mentionne 12 noms de vents et 35 noms de mers (1 seul nom de vent et 7 noms de mers sont donnés sur la carte elle même).

Eléments de datation et d'origine géographique

L'écriture présente dans La Mappa mundi est une « onciale », originaire d'Albi, de Septimanie (France méridionale) ou d’Espagne ; cette écriture était utilisée jusqu'au VIIIe siècle. Plusieurs mains, toutes datables de la même époque, sont à l'origine de la copie des différents textes du manuscrit.

La présence et la mention de la ville de Ravenne, représentée à égalité de taille avec Rome : Ravenne a été successivement résidence officielle des derniers empereurs d'Occident à partir du Ve siècle, puis capitale du royaume goth d’Italie, et enfin résidence de l'exarque représentant, jusqu’en 751 le pouvoir byzantin. En 752, la ville est prise par le roi des Lombards, Aistolf, puis en 756 par Pépin le Bref, roi des Francs, qui la donne au pape. Ces événements, dont le retentissement s'est fait sentir dans toute l'Europe, et le fait que Ravenne soit ainsi mentionnée sur cette carte, permettent de proposer une date de réalisation dans la deuxième moitié du VIIIe siècle.

Une importance mondiale

La Mappa mundi d'Albi revêt une importance mondiale considérable :

• Elle est unique et irremplaçable.

Elle est d'une ancienneté (deuxième moitié du VIIIe siècle) exceptionnelle. C'est l'une des premières tentatives conservées de représenter le monde, et ce, non pas de manière purement abstraite ou symbolique, mais bien pour situer les provinces et les régions du monde.

Une seule autre carte manuscrite de la même époque est connue : il s’agit de celle d'un manuscrit conservée au Vatican. Mais elles n'ont aucun lien ni point commun, ni par la forme, ni par la distribution générale.

À l'exception de deux tablettes, l'une mésopotamienne (vers - 2600) et l'autre babylonienne (vers - 600), La Mappa mundi d'Albi est l'un des deux plus anciens documents conservés présentant le monde habité. Il existe d'autres mappemondes, copies de documents ou de représentations du monde plus anciens (comme la Table de Peutinger), mais elles sont conservées dans des copies postérieures à celle d'Albi.

• Elle est un témoignage précieux d'un état des connaissances et de la conception du monde ; elle est un témoin rarissime des pratiques intellectuelles de l'enseignement de cette époque.

La singularité de la représentation du monde qu'elle propose est exceptionnelle. Figurée sous forme de fronde, elle ne ressemble à aucune des autres mappae mundi conservées. Cette forme peut provenir de la lecture de la Périégèse de Denys, (début du IIe siècle après JC, traduit du grec en latin au VIe siècle). C'est un témoin de l'une de ces entreprises de l'Antiquité tardive, pour l'enseignement et la compréhension plus facile de la géographie. Denys y compare la forme du monde à une fronde.

• Elle revêt une importance mondiale, à la fois pour les différents pays qu'elle représente dont elle est souvent la première représentation conservée, pour la mémoire du monde, et pour l'histoire de la cartographie mondiale.

À ce titre, La Mappa mundi d'Albi a été remarquée par les premiers historiens de la cartographie (le vicomte de Santarem et J. Lelewel) : ils la signalent comme « monument » de la cartographie, dès 1849.

Le monde scientifique de la cartographie et de la représentation de l'espace marque un intérêt grandissant pour ce document : en 2001, son inclusion dans l'importante exposition de Milan sur les représentations du monde, et le développement de la bibliographie depuis 2001 (12 publications la mentionnent en 13 ans, dont la moitié provient de chercheurs non français), en sont des témoignages.

• Elle est à la jonction de deux époques. Il est probable qu'elle soit la reprise d'une carte antique mise à jour et christianisée :

· Les principales villes de l'Antiquité classique comme Athènes et Carthage sont citées ; on peut voir d’un côté une île britannique, et de l’autre, les principaux empires antiques (Babylone, Perse, Macédoine, Rome) ; le Nord, siège traditionnel des menaces contre la civilisation selon l’ethnographie romaine, est occupé par les Barbari, élément qui rappelle la chute de l'Empire romain d'Occident ; les noms donnés pour l' Europe du Nord sont moins nombreux (Gotia, Barbari, Britania).

· De nombreux éléments chrétiens sont présents : des fleuves du paradis terrestre mentionnés dans la Genèse sont représentés : le Tigre et le Phison (l’Indus) ; Jérusalem est citée, mais elle n’est pas au centre de l'orbis terrarum, comme dans d'autres mappemondes chrétiennes ; le mont Sinaï est représenté par un triangle dans le désert d’Arabie.

Histoire

La Mappa mundi, et le manuscrit proviennent du chapitre cathédral d’Albi, où ils ont pris place dans la bibliothèque depuis la copie jusqu’en 1789.

Modeste localité effacée derrière une campagne prospère, Albi devient au IVe siècle une cité et le siège d'un évêché. Les évêques vont alors jouer un rôle prépondérant dans la ville. L'une de leurs actions est de créer un scriptorium (atelier d'écriture) et une bibliothèque.

Le manuscrit 29 (115) et La Mappa mundi ont été réalisés au cours de la seconde moitié du VIIIe siècle, en Gaule, probablement à Albi, ou en Espagne comme en témoignent à la fois la présence des fleuves Rhin et Rhône, et l'écriture.

La Mappa mundi a servi, dès sa création et jusqu'au XIe siècle au moins, comme document pédagogique pour l'enseignement puis comme aide à la méditation.

Le manuscrit, avec cet ensemble de textes, devait servir de livre de références pour un religieux enseignant. La confection de ce recueil est donc en rapport direct avec l’enseignement. C’est un exemple de manuel scolaire contenant des textes géographiques variés, (depuis la description du monde habité, le chapitre de la géographie attribuée au Pseudo-Aethicus, jusqu’à la liste des vents et des mers et des provinces de l’Empire romain), mais aussi des traités de langue et de grammaire, d’exégèse biblique, de pastorale, et d'histoire.

La carte devait certainement être utilisée comme moyen à la fois de compréhension et de commentaire de la Bible, et de formation générale (localisation des événements de l'histoire sainte, et des grands empires historiques).

Les coins inférieurs des feuillets de parchemin sont très abîmés, sur l’ensemble du manuscrit. C'est le témoignage tangible d'une utilisation très intensive, des siècles durant. De plus, des notes marginales en écritures du Xe siècle et du XIIe s. ont été relevées, ce qui en prouve également la lecture prolongée.

En outre, on peut penser qu'elle a été utilisée tout au long du Moyen Age comme aide à la méditation, à la contemplation, par le fait qu'elle offre sur le monde un point de vue semblable à celui de Dieu, qui seul peut le voir dans son entièreté du haut des cieux.

Le manuscrit a reçu une nouvelle reliure au XVIIe siècle, puis sans doute au XVIIIe s. Si la reliure était dégradée à ces époques, nécessitant une nouvelle reliure, c’est qu’elle avait beaucoup servi ; si on n’a pas détruit alors le manuscrit, pour cause de reliure dégradée, c'est qu'il était considéré comme important.

En 1789, les biens du clergé sont mis à la disposition de la Nation. Les livres de la cathédrale en font partie, et sont confisqués ; ils prennent place dans le dépôt littéraire d'Albi. Celui-ci devient bibliothèque de l'Ecole centrale du Tarn en 1794, puis bibliothèque municipale en 1802. Il est catalogué. Le fonds est mis en ordre, et il fait l'objet de tris et d'échanges, mais le manuscrit de La Mappa mundi est conservé à Albi.

La Mappa mundi est alors maintenue dans les collections albigeoises parce qu'on comprend, à cette époque, son ancienneté et sa rareté, et parce qu'elle est en bon état.

L'inscription au registre Mémoire du monde de l'UNESCO a été demandée par la Ville d'Albi et la Communauté d'agglomération de l'Albigeois.

La Mappa mundi est un complément tout à fait important et cohérent de l'inscription en 2010 de la Cité épiscopale d'Albi au patrimoine mondial par l'UNESCO : le manuscrit fait partie de la bibliothèque du chapitre, avec 35 autres ; il montre que le développement intellectuel d'Albi, très précoce, dès le VIIe siècle, est aussi ce qui a permis l'éclosion de la Cité épiscopale au XIIIe siècle.


Télécharger le petit dossier au format PDF

 Mappa mundi - Couverture dossier Unesco Light


Partager cet article |
Communauté d'agglomération de l'Albigeois

Médiathèque Pierre-Amalric

Tél : 05 63 76 06 10

Médiathèque d'Albi-Cantepau

Tél : 05 63 76 06 50

Médiathèque de Saint-Juéry

Tél : 05 63 76 06 49

Médiathèque de Lescure d'Albigeois

Tél : 05 63 76 06 48

Partenaires