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Le patrimoine, à quoi ça sert ?

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Tout document patrimonial a un intérêt historique comme reflet de sa période, un intérêt documentaire comme porteur d'informations, ou un intérêt artistique comme simplement vecteur de beauté.

Les enjeux du patrimoine culturel

La notion de « patrimoine culturel » tel que nous l'entendons actuellement, apparaît au début des années 1980 et s'applique à un ensemble de biens ayant traversé une histoire plus ou moins ancienne, formés par couche stratifiées, à travers le filtre de la « sensibilité française au passé » (J.P. Babelon et A. Chastel « La notion de patrimoine », La Revue de l'Art, n° 49, 1980).

Le patrimoine écrit, comme le reste du patrimoine culturel, joue un important rôle de témoin matériel de l'histoire des sociétés et des hommes.

Le préambule de la constitution du 27 octobre 1946 reconnaît le droit à la culture garanti par l'Etat : l'accès à la culture « pour l'enfant et l'adulte » est affirmé à l'égal de l'accès à l'instruction et à la formation professionnelle.

Le patrimoine écrit est chargé d'une haute valeur d'instruction et d'éducation, contribuant à l'épanouissement individuel de celui qui aura pu s'approprier les clés de compréhension qui lui en auront été donné.

Le Conseil de l'Europe, dans sa convention–cadre du 27 octobre 2005 signée à Paris, affirme que le « droit au patrimoine culturel est inhérent au droit de participer à la vie culturelle, tel que défini dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme » .

Le patrimoine écrit, cela sert …

à regarder le passé. Ces documents écrits ou graphiques sont un reflet, à un moment donné, de la pensée, de l'opinion, de l'action de l'imagination, du vécu d'une personne ou d'un groupe de personnes. A ce titre, et avec une mise en contexte qui permet de replacer l'information dans son environnement historique, c'est un témoignage de l'activité humaine, ancienne ou récente ;

à mieux comprendre le présent : un certain nombre d'opinions, de pensées, d'actions humaines sont explicables par la connaissance du passé qui a caractérisé la personne. Il en est de même pour la société, dont les reflets, accessibles notamment par le patrimoine écrit, peuvent éclairer la compréhension de « l'aujourd'hui » ;

à apprendre des choses : comment réalisait-on les livres avant l'ordinateur et l'imprimante ? qu'est-ce-qu'un caractère en plomb ? d'où vient l'expression « doré sur tranches » ? comment les anciens se figuraient-ils le monde ?

à admirer de belles choses : des enluminures médiévales à la finesse extrême, des reliures décorées à l'or fin, des gravures sur bois, les planches remarquables de précision de l'Encyclopédie de Diderot et d'Alembert, les premières cartes postales, les caricatures des journaux du XIXe siècle …

à trouver des sujets d'étude : pour TPE (en Première), pour les étudiants en Lettres, Histoire, Histoire de l'Art, Espagnol, etc...

à découvrir l'incroyable dextérité et savoir-faire des hommes du passé, en matière de gravure, de ciselure, d'enluminure, de reliure, d'impression, de peinture, de photographie ;

à revivre avec d'anciens lecteurs les émotions des textes et de l'apprentissage. Les livres anciens sont souvent dépositaires d'annotations manuscrites, de réflexions écrites, de dessins, de signes de lecture divers, qui permettent de nous faire une idée de la réception des textes à telle ou telle époque. De la même façon, les reliures, qui étaient réalisées jusqu'à la fin du XVIIIe siècle, à la demande des possesseurs - les livres n'étaient pas, comme aujourd'hui, vendus déjà reliés – sont aussi le reflet de l'importance que le texte contenu dans l'ouvrage revêtait aux yeux de leurs possesseurs.

C'est ainsi que l'on peut comprendre le plaisir, l'indignation, l'incompréhension même, de certains lecteurs du passé aux marques qu'ils ont laissées dans leurs livres.

à comprendre comment une œuvre littéraire a pu naître. La médiathèque Pierre-Amalric conserve par exemple le manuscrit dactylographié – le tapuscrit – de Mort à Crédit de Louis-Ferdinand Céline. Ce document tout à fait exceptionnel nous permet de voir et comprendre par l'intermédiaire des corrections, ratures et autres modifications apposées par Céline sur son texte primitif, comment une œuvre littéraire peut voir le jour, se développer et être perfectionnée au fil des mots. C'est un moment d'émotion intellectuellement très riche …

En effet, tout document patrimonial a un intérêt historique, comme reflet de sa période documentaire, comme porteur d'informations ou artistique comme simplement vecteur de beauté.


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